Selma Gürbüz, Longue nuit. Voyages lointains, Rampa, Istambul

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Archives 1er semestre 2013

Selma Gürbüz, Longue nuit. Voyages lointains
Rampa, Istambul (Turquie)

08.01 - 09.02.2013


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Traduction communiqué de presse Art-Agenda


Selma Gürbüz présente à la Rampa son exposition personnelle, Longue nuit. Voyages lointains (Long Night. Faraway Voyages). Composée de peintures, de dessins et de sculptures réalisés par l’artiste en 2011 et 2012, montre les aspects mythologiques de sa vaste pratique artistique.


Ces œuvres prolongent l’univers mystérieux, magique déjà présent dans ses expositions précédentes. Dans ses peintures de grandes dimensions et ses sculptures, Selma Gürbüz donne une voix aux images qu’elle a compilé à partir de voyages à la fois réels et oniriques : les figures humaines sont accompagnées d’animaux et de plantes ; l’art antique égyptien, la tradition picturale chinoise et japonaise, Velazquez, Monet, les miniatures islamiques et les manuscrits nourrissent ses œuvres.

Exposition du 8 janvier au 9 février 2013. Rampa, Sair Nedim Caddesi N° 21a - 34357 Akaretler Besiktas - Istambul (Turquie). Tel.: +90 212 327 0800. Ouverture du mardi au samedi de 11h à 19h.


L’art de Gürbüz est iconographique. Ses œuvres ne sont pas purement picturales, car enrichies par la poésie, les contes de fées et les paraboles. Chaque peinture a sa propre histoire. Elles ne sont pas le fruit d’histoires, elles les ont forgées. Le travail de Gûrbüz a été ainsi commenté : « Ces peintures proviennent d’un rêve au milieu de la nuit, éclairé par la pleine lune. »

Selma Gürbüz s’intéresse à des thèmes issus de l’histoire, de la nature, du subconscient et de la mythologie - les figures humaines sont souvent isolées, affichant des caractéristiques animalières. Elles paraissent en phase d’intégration dans la nature, et protégées par elle. Leurs malaises et peines expriment le propre processus créatif de l’artiste.

Depuis peu, les personnages sont placés sur des paysages oniriques, méticuleusement tissés, intégrés dans une palette en transition du noir au brun doux. Ils sont à la fois mystérieux et poétique, invitant le spectateur à interroger et comprendre leurs mondes intérieurs. En exposant nos peurs, nos rêves et anxiétés, Gürbüz montre ce qui existe à travers ce qui se construit. C’est peut-être la raison pour laquelle elle se situe à l’intersection de la curiosité et de la magie.

Pour voir le monde à travers cet autre monde, le spectateur n’a pas besoin de lunette. L’imaginaire est plus que suffisant…