Mariana Castillo Deball
Chisenhale Gallery, Londres (R.U.)

24.05 - 14.07.2013


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Traduction du communiqué de presse E-Flux

 

Chisenhale Gallery présente l’exposition personnelle de Mariana Castillo Deball : What we caught we threw away, what we didn't catch we kept (qu'on peut traduire ainsi : Nous avons jeté ce que nous avions pris, nous avons conservé ce que nous n'avions pas pris), un co-commissariat de Chisenhale Gallery, Cove Park, en Écosse, où l'artiste a effectué une résidence en 2012-13 et de CCA Glasgow, qui a présenté l'exposition du 6 avril au 18 mai 2013. Ce commissariat mixte a permis à Marina Castillo Deball d'effectuer des recherches approfondies en Ecosse et à Londres, et de produire ainsi un nouvel ensemble d'oeuvres.





Exposition du 24 mai au 14 juillet 2013. Chisenhale Gallery, 64 Chisenhale Road – London E3 5QZ (Royaume-Uni). Tél. : +44 (0)20 89 81 45 18. Ouverture du mercredi au dimanche de 13h à 18h. Entrée libre.



Mariana Castillo Deball, Chisenhale Gallery, Londres

L'exposition explore l'histoire de certains objets, et établit des liens entre l'explorateur du 19e siècle et archéologue Alfred Maudslay, l'artiste Eduardo Paolozzi et l'anthropologue contemporain Alfred Gell. Elle associe des sculptures de papier et de plâtre, des dessins et gravures, avec des images d'archives prépondérantes dans les études de l'artiste.

Mariana Castillo Deball présente une série de moulages d'arbres en papier, réalisée au Mexique, au Costa Rica, à Berlin et à Cove Park en utilisant une technique de papier mâché appelée «compression de papier,» mise au point par Alfred Maudslay lors de ses fouilles archéologiques sur des sites mayas au Mexique et au Guatemala. Deball a étudié les moules de papier de Maudslay dans les réserves du British Museum, et les décrit comme des « objets fantômes ... témoins silencieux d'une tentative de captation et d'absorption de l'objet de l'observation. »

Le musée a d'abord refusé les moules de papier de Maudslay, les traitant de simples répliques, mais bien qu'étant beaucoup plus fragiles, ils ont continué à survivre à de nombreux objets originaux. Les moulages de Maudslay sont rarement exposés, mais une petite sélection en a été montrée dans Lost Magic Kingdoms and Six Paper Moons from Nathuat – une exposition d'objets de la collection du Musée Ethnographique Britannique, choisis par l'artiste Eduardo Paolozzi et présentés au Musée de l'Homme à Londres en 1985. La sélection de Paolozzi s'était orientée sur les « restes » de l'entrepôt du musée jugés de peu de valeur, intégrant les moules de papier de Maudslay.

Durant sa résidence en Ecosse, Marian Castillo Deball a également étudié les vastes archives personnelles de Paolozzi. Elle établit un parallèle entre les méthodologies de Maudslay et Paolozzi - les décrivant comme une sorte de virus exploratoire et une contribution à notre compréhension de la culture matérielle par la collecte, l'enregistrement et l'organisation des objets trouvés, à travers laquelle émerge un nouveau modèle de la valeur et de l'enquête ethnographique.


Les propres moulages de papier de Marian Castillo Deball sont intitulées Pièges d'arbres, en référence à un essai de l'anthropologue Alfred Gell : Vogel's Net: traps as artworks and artworks as traps - explorant la manière dont les systèmes signifiants construisent des définitions de l'art et artefact. L'intérêt de Deball pour l'analyse de Gell introduit le corpus substantiel de recherche de son exposition, mais fait aussi allusion au rôle de son propre travail comme un « piège ». Deball répond à l'héritage de ses prédécesseurs et se penche sur l'agencement des objets et leur statut au fil des cultures, des disciplines et de la temporalité, en attirant notre attention sur la façon dont notre approche de différentes cultures passe par le filtre des objets.

L'exposition de Mariana Castillo Deball est soutenue par la Fondation Henry Moore, le Goethe-Institut de Glasgow, l'ambassade du Mexique au Royaume-Uni, et le Cercle d'amis de Catherine Petitgas et Mariana Castillo Deball.



Mariana Castillo Deball, Tree Trap Oaxaca, 2013. Paper squeeze, wool and cotton paper. Courtesy of the artist and Wien Lukatsch, Berlin.


Mariana Castillo Deball, Tree Trap Oaxaca, 2013. Paper squeeze, wool and cotton paper. Courtesy of the artist and Wien Lukatsch, Berlin.

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Archives 1er semestre 2013