Archives 2ème semestre 2014

Mai Tabakian, Cyclo
Mathilde Hatzenberger Gallery, Bruxelles (Belgique)
18.10 - 22.11.2014

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Traduction du communiqué de presse


Après de nombreuses apparitions lors d’expositions collectives dans son espace, la MH Gallery accueille la première exposition personnelle de Mai Tabakian en Belgique, intitulée Cyclo et accompagnée du catalogue éponyme.












© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

Mai Tabakian, Cyclo, Mathilde Hatzenberger Gallery, Bruxelles

Cyclo, nous renvoyant textuellement avant tout à la notion de cycle, murmure le fil de l’exposition.


D’abord, le cycle en tant que phase ou alternance de phases. Le cycle des saisons tel que représenté dans la pièce 36 vues, hommage à Hokusaï ; celui de la reproduction mis en scène de façon drôle et cruelle da,s la sculpture-objet Les petits soldats, jeu de solitaire exigeant qu’à la fin de la partie il ne reste plus qu’un seul pion… ; le cycle de développement d’un organisme vivant vu au microscope dans le grand tondo La Route de la soie. Le cycle économique avec ses rouages et méandres est disséqué dans La nouvelle Route de la soie, une mystérieuse colonie de cocons luisants, comme enrobés de pétrole, symbolisant la nouvelle donne des échanges économiques liés à la précieuse matière première. Le cycle de création, dans le mur de briques colorées The Wall, mélange joyeusement une abstraction géométrique épurée à des formes organiques beaucoup plus terriennes, dans le perpétuel jeu entre attraction et répulsion propre au travail de Mai Tabakian.


Et aussi, le cycle matérialisé par un cercle, représentation de l’infini, de l’unité et du multiple, du plein et de la perfection, de l’absolu, à l’instar des mandalas Slices ou de la quête de la moitié perdue du mythe d’Aristophane illustrée par Les Trophées, étranges moitiés de fruits sur le point de reformer un tout.


Cyclo, c’est enfin un clin d’œil au Vietnam, celui des cyclos, transporteurs mythiques aujourd’hui en voie de disparition. Le Vietnam dont l’influence discrète et persistante se fait sentir dans les formes utilisées par l’artiste franco-vietnamienne, celle notamment du « ligam », pierre dressée ouvertement phallique issue des croyances hindouistes, qu’on retrouve par exemple dans la série des Champions’ League ; le Vietnam qui nourrit une recherche plastique inédite où l’hybride et l’organique occupent une place centrale.



Exposition du 18 octobre au 22 novembre 2014. Mathilde Hatzenberger Gallery, 11 rue Léon Lepage - 1000 Bruxelles (Belgique). Tél.: +32 (0)4 78 84 89 81. Ouverture du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous.