Archives 1er semestre 2016

Matter Fictions

Museu Coleção Berardo Praça do Império, Lisbonne (Portugal)

04.05 - 21.08.2016

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Traduction du communiqué de presse E-Flux

 

Racontant une histoire parcellaire de notre relation avec la matière, l’exposition Matter Fictions explore comment le croisement entre les récits cosmologiques, les révolutions spatiales de la poésie concrète, et les fictions hypertextuelles et territoriales pourraient avoir un impact sur la reconnaissance de l'action humaine dans un temps qui appelle à notre action sur le changement climatique.















































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Mona hatoum, Tate Modern, Londres

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2016. Tous droits réservés

Diogo Evangelista, 84% (still), 2016. Video.



A l'avènement des algorithmes génétiques, la force décolonisante de la résistance poétique a prédit l'impact viral de la programmation et ses conséquences sur le monde physique. En libérant le signe, des générations de cyberutopiens et poètes ont ouvert la voie à une compréhension de la potentialité de la langue en tant que support de la turbulence et de l'entropie matérielle. Alors que nous prenons conscience des facultés fluides du code telun inconscient technologique de la réalité, nous commençons à explorer les causes de la transformation planétaire, et à contester l'utilisation prédatrice et extractive de la matière, ainsi que le déterminisme technologique et la règle de la main-d'œuvre machinique concernant la possibilité d'une démocratie terienne. L’extraction exploitant les ressources néglige toute compréhension du temps profond et des ontologies non-humaines – qu’il s’agisse de plantes, d’animaux ou de minéraux - dépassant la connaissance de notre complicité avec la matière. Mais comment pouvons-nous naviguer dans cet espace liminal et nous juger comme agents responsables?

Alors que le monde est de plus en plus soumis à des algorithmes prédictifs, les artistes sont devenus très conscients des circuits métaboliques de la matière, de son statut et de sa potentialité d’être un catalyseur de transformations biopolitiques et économiques. Leur connaissance tient de l’alchimie, car ils sont des transducteurs d’écologies planétaires, tout en étant des mobilisateurs indispensables de l'action collective. D'eux nous pouvons réapprendre notre position ontologique dans le monde, en se renseignant sur la façon dont la matière se transforme - au rythme d'une coulée de lave.


Commissaire d’exposition : Margarida Mendes.


Les artistes: Ana Hatherly, E. M. de Melo e Castro, The Otolith Group, 0rphan Drift, Mumtazz, Nina Canell, Joana Escoval, Jenna Sutela, André Sousa, Ursula Biemann, Zhou Tao, Nobuko Tsuchiya, Diogo Evangelista, Martin Howse, Ryan Jordan, Jonathan Kemp, Don’t Follow the Wind, Listen to the City, Inhabitants, Liu Chuang



Exposition du 4 mai au 21 août 2016. Museu Coleção Berardo Praça do Império -
1449-003 Lisbon (Portugal). T. (+351) 213 612 878.






 





 



























 





 











Diogo Evangelista, 84% (still), 2016. Video.