Traduction du communiqué de presse
The Challenger’s Report est le titre de la première exposition de l’artiste argentine
Irene Kopelman, qui étudie la manière dont les relations au paysage et au monde naturel
sont conditionnées culturellement et ainsi sujets à changement.
Le travail d’Irene Kopelman prend son origine dans le dessin in situ, et se poursuit
à travers de laborieux procédés de copie et re-production qui révèlent sa fascination
pour le paysage et la maîtrise de son regard. Empruntant des modèles à la nature
ou aux techniques d’observation et de classification de l’histoire scientifique,
ses dessins, peintures et sculptures se démarquent par leurs imperfections qui indiquent
les conditions (plan serré, poussières, pluies, etc.) de sa fabrication. Inspiré
par les voyages d’explorateurs bien connus, tel Ernest Shackleton, son travail se
base sur sur des recherches empiriques menées sur le terrain ou dans les archives
et les collections naturalistes.
Le Rapport Challenger est axé sur la manière dont les actes de voir s’interposent
à travers la culture, l’invention ou le contexte. Le titre de l’exposition, The Challenger’s
Report, renvoie à l’expédition Challenger (1872-76), dont les découvertes ont forgé
les bases de l’actuelle océanographie. L’exposition inclut une série récente de grandes
toiles de micro-fossiles ramenés de l’expédition malheureuse de Robert Scott,Terra
Nova sur la plateau antarctique en 1910, et désormais conservés au Museum d’histoire
naturelle de Londres. Elles sont présentées à côté de l’installation La morfologia
del paisaje determina sus vistas (La morphologie du paysage détermine sa vision),
2011, composée de dessins et d’un bas-relief de terre cuite représentant les canyons
du sud brésilien, ainsi que d’une réplique faite-main d’un télescope graphique, instrument
optique du début du 19ème siècle. Irene Kopelman a travaillé avec des objets particuliers,
obsolètes depuis longtemps comme celui-ci, cherchant à redécouvrir comment ils ont
permis des visions spécifiques et d’autres manières d’appréhender le monde naturel.
L’exposition s’accompagne d’événements et d’ateliers qui se déroulent au Gaswork
et au Museum d’histoire naturelle à Londres.
Irene Kopelman, Radiolarians from Scott’s Expedition, 2011. Encre sur papier