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Je l’ai rêvé
Mudam Luxembourg -
Communiqué de presse
Tomás Saraceno s'essaie au jeu du vol libre et imagine pour ce faire des habitats
nomades, structures gonflables modulables, qui rendent caduque toute idée de frontières
et de territoires circonscrits. Au-
On retrouve cette même dynamique mouvante, en constante gestation et évolution, dans
le travail expérimental de François Roche et la plate-
Expositions internationales en cours
Exposition du 23 novembre 2011 au 4 mars 2012. Mudam Luxembourg, Musée d’art moderne
Grand-
Les personnages des photographies de Judith Walgenbach paraissent animés d'un esprit de recherches et d'expérimentations similaire, tous dotés des signes distinctifs du parfait savant tel qu’il apparaît dans notre imaginaire collectif. Blouse grise, regard concentré et lunettes à la monture sévère, tout à la fois attentifs au monde et isolés dans leurs recherches, ils semblent se pencher sur des phénomènes que les nouvelles techniques de la science leur permettent d'observer. C'est avec la même distance ironique envers l'idée de progrès scientifique que Nikolay Polissky invente en 2009 pour le Grand Hall du musée l'œuvre Large Hadron Collider. Désormais exposée à l'extérieur, cette sculpture aux rouages fantaisistes n'a rien perdu de son pouvoir évocateur, ni de sa capacité à nous faire rêver. La série de dessins qui a précédé et accompagné la réalisation du projet nous laisse découvrir les multiples développements de cette machine qui, bien que directement inspirée de l’accélérateur de particules du même nom d'une complexité technologique extrême, porte la patine du temps et s'apparente à certains outils anciens, rudimentaires mais fascinants.
Foisonnants de détails, les dessins d'une finesse surprenante de Steven C. Harvey nous plongent quant à eux dans un futur aux accents parfois apocalyptiques. Ses compositions complexes constituent autant de scènes qui puisent tant dans un fonds collectif que dans des projections fantastiques. Il ne s’agit plus pour l’artiste d’être visionnaire, mais de mettre en scène des visions où l’homme se trouve confiné dans un système organisé voire autoritaire. En apparence plus ludiques, les dessins schématiques de Chad McCail nous plongent aussi dans un univers régi par des lois « naturelles » coercitives, le conditionnement est tel qu’y échapper semble illusoire : les séquences s’enchaînent inéluctablement les unes après les autres, dans une gradation glaçante.
Ce désenchantement semble traverser le travail de Michael Ashkin qui déploie dans
l’espace ce qui pourrait être de vastes étendues urbaines désolées telles que les
villes américaines les connaissent. À travers la succession anarchique d’habitations
standardisées se dessine en creux les failles et les fêlures de nos sociétés. Celles-
Car, si diverses utopies porteuses d’espoir ont irrigué nos sociétés -