Helen Mirra : permanence (Field Recording 1-
Bonner Kunstverein, Bonn (Allemagne).
20.09 -
Traduction du communiqué de presse
Cet automne, le Bonner Kunstverein présente un projet inédit de l’artiste américaine
Helen Mirra. Initié par le Bonner Kunstverein, ce projet représente plus qu’une exposition
et va au-
La sélection minutieuse des trois sites s’est déroulée autour du développement de la nouvelle expérience de Helen Mirra, basée sur un parcours de 30 jours de marche autour de Bonn, Berlin et Zurich. La marche génère une relation symbiotique différenciée de la série d’estampes issues des divers parcours de l’artiste et présentés comme une séquence de nouveaux travaux: « .. Ce qui importe est que les oeuvres ne précisent pas leur origine. Bien qu’elles ne ressemblent à rien de ce que j’ai réalisé dans mon atelier, ce sont des indices que quelque chose d’autre est en jeu. » (entretien d’Helen Mirra avec Peter Eleey).
Le terme anglais ‘Field recording’ est en général associé au documentaire sonore enregistré en dehors d’un studio. Cependant Helen Mirra configure ses enregistrements sous la forme d’empreintes : toutes les heures, elle interrompt sa marche pour trouver un objet, un brin d’herbe, une feuille ou une brindille, qu’elle enduit ensuite d’encre et appuie sur un textile pour obtenir une empreinte. Sept empreintes sont ainsi produites chaque jour. Près de Berlin, l’artiste a également réalisé des empreintes de frottements de sol ou de souches d’arbres. De retour dans son atelier, elle a organisé, aligné et assemblé les différentes pièces, soit en images uniques, soit en séries.
Des thèmes culturels ou issus de l’histoire scientifique tracent leur chemin dans l’oeuvre de l’artiste, tout comme une série de formes systémiques, où la forme géométrique, les configurations sérielles, les systèmes de mesure, les interprétations cartographiques et les classifications d’archives sont tous impliqués. Lors de ses recherches, Helen Mirra a croisé celles de naturalistes historiques,tel l’ornithologiste James Audobon, qui au 18ème siècle tuait les oiseaux afin de les peindre comme s’ils étaient vivants. Elle utilise pour ses empreintes la technique japonaise du « gyotaku », pratique traditionnelle qui tente de reproduire comme vivants des poissons en les peignant et en les pressant contre du papier de riz. Helen Mirra s’inscrit clairement à travers sa démarche artistique dans la lignée d’artistes tels On Kawara, Ad Reinhardt ou Giuseppe Penone, tous concernés par les écosystèmes et la place de l’individu dans leur contexte.
Cette présupposée proximité avec le documentaire peut être source d’erreur. L’artiste ne cherche aucune publicité de la part des médias pour diffuser ses marches. Les empreintes, ressemblant à des collections de fossiles préhistoriques, échappent à toute temporalité, tout comme à n’importe quel concept idéalisé de la nature : « Les empreintes sont effectuées sans aucune information, juste par désir personnel. (...) Il faut savoir, je ne suis en aucune mesure cartographe, l’échelle est toujours 1:1; j’ai juste marché. » (entretien d’Helen Mirra avec Peter Eleey).
Toutes les oeuvres de Helen Mirra abordent une stricte approche épurée. Pourtant,
aussi contrôlée et objective que puisse paraître sa démarche, celle-
Dans le contexte de l’exposition de Helen Mirra au Bonner Kunstverein, à la série
de ses oeuvres « Permanence (Recondrings Champ 1-
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Helen Mirra, Field Recordings, 7 x 3-
Exposition du 20 septembre au 20 novembre 2011. Bonner Kunstverein, Hochstadenring
22 -


Helen Mirra, Field Recordings, 7 x 5000 Schritte, in Berlin (Hirschgarten) 22. August
2010; Öl auf Leinen; 80 x 175 cm (Detail)
Helen Mirra, Field Recordings, 7 x 5000 Schritte, in Berlin (Spree) 1. August, 2010, 80 x 175 cm (Detail)
Archives expositions internationales 2011