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 Arpia 2011
  Sint-Lievens-Esse, Herzele (Belgique). 20.08 - 09.10.2011

Communiqué de presse

 

Arpia est un projet artistique qui s’oriente vers le paysage. Chaque année, plusieurs artistes internationaux font une intervention permanente et écologique dans le paysage. Avec les œuvres des années précédentes, ils forment un sentier d’art et de marche, qui est en expansion constante. Durant ARPIA éditon 2011, l’ancien four à briques à Herzele devient à nouveau l`épicentre dynamique de rencontre. A l’intérieur, il y a une exposition temporaire des œuvres d’art, certains créées spécifiquement pour le site. Au moyen des promenades thématiques, des ateliers, des débats, un salon des livres, brunch sur l’herbe et bien plus, Arpia veut mettre l’accent sur la connaissance et l`expérience du paysage et de la nature.

 

 

 

 

 

 


 

ArtCatalyse International
Arpia 2011

Installation du 20 août au 9 octobre 2011. The old brick kiln, Kauwstraat 103 - Sint-Lievens-Esse, Herzele (Belgique).

Projets des artistes sélectionnés pour l’édition 2011

 

Christelle Fillod transforme les anciens fours à briques en une « camera obscura » et fait un hommage au paysage environnant.

Avec une installation de film 16mm, Els van Riel nous offre un regard concentré et vivant à un phénomène naturel courant.

 

Masashi Eshigo veut réouvrir un sentier pédestre par une installation également ambitieux que simple. Ce `work in progres` est réalisé en interaction avec l`environnement et ses habitants.

 

Rhodri Davies, artiste, compositeur et harpiste professionnelle, construit une harpe de vent pour Arpia.

 

Jesse Cremers fait des expériences cinétiques et déplace des choses statiques en mouvement. Il utilise en outre l’énergie naturelle pour créer des sculptures étonnantes.

 

A différents endroits dans le paysage Gilles Bruni construit - avec des matériaux naturels - des lieux de repos et de retraites pour les humains et les animaux.

 

 

 

 

 

 

Gilles Bruni, Des abris pour la halte au Kollebloem, installations, 2011

Note d’intention de Gilles Bruni

Des abris pour la halte au Kollebloem

 

Lors d`une marche avec Luea Ritter et Chris de Smedt j’ai fait le constat que l`agriculture n`avait pas laissé de place aux habitants susceptibles de parcourir la campagne et de s`approprier les paysages du pays d`Herzele. Les chemins ont même souvent disparus.

 

Eddy Raepsaet de la RLVA, que j’ai rencontré au cours d’une de mes visites, a confirmé ce constat en me faisant remarquer une certaine pauvreté de la faune dans ce territoire (il reste peu de bosquets d`arbres ou d’arbustes pouvant servir d’abri et de garde-manger...). Entre autre, il travaille à redonner une place aux oiseaux, incitant les agriculteurs à installer des nichoirs, comme pour les chouettes Chevêche qui se sont faites rares.

 

Mon hypothèse de travail est devenue simple : ne peut-on pas penser installer des abris provenant de la taille des arbres et arbustes de la campagne environnante (privilégier le recyclage), ce afin de proposer aux gens qui parcourent ce territoire des repères, des haltes pour se reposer et regarder le paysage. De même, de tels abris ne pourraient-ils pas servir à accueillir une faune locale et servir de relai avec la végétation environnante pour créer des corridors verts, ce qui favoriserait du coup sa circulation…

 

Nous allons donc construire collectivement plusieurs de ces abris et montrer qu`on peut redonner une place aux habitants, une façon pour moi de reconquérir la campagne, de la ré-habiter... tout en laissant une place à l`animal dans un monde que nous partageons de fait.

Je sais qu’une telle idée est utopique en regard des pressions agricoles, mais elle peut être symboliquement forte, un message adressé aux gens qui viendront marcher dans cette campagne.

 

Principes


Toujours penser à des formes de végétalisation future pour les constructions (plantation différée) pour les compléter et fournir abri et nourriture aux animaux de passage.


Toujours penser aux abris en termes de programme et non d’objets totalement arrêtés, c’est à dire qu’ils ne sont pas totalement déterminés en forme et nombre.


Les emplacements sont soigneusement choisis. Leur nombre est dans le principe extensif.
Les matériaux des abris sont issus en priorité du lieu où ils sont implantés. Ils proviennent du territoire. Ces matériaux sont surtout des matériaux de récupération.


Les constructions restent légères, issues de bricolage et de modes d’assemblages divers accessibles au plus grand nombre.


Ces constructions ont pour principe de fournir un abri provisoire, elles n’ont pas pour but d’être « habitables » ou durables, elles restent temporaires, à entretenir ou à renouveler. Elles sont toujours équipées de bancs pour la halte, le repos pour les promeneurs ou les habitants des environs.

 

Gilles Bruni, Clisson, juin 2011

 

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